Combien de noms différents donne-t-on aux chaussures ?

Je vous laisse les compter…  Elles se déclinent tout d’abord sous différents qualificatifs : chaussures montantes, basses, à lacets, à élastiques, à boucles, à fermeture à glissière, de sport, de football, de basket, de tennis, de ski, d’escalade, à crampons, bateau …

Viennent ensuite les souliers, brodequins (chaussures de marche mais aussi chaussures des personnages comiques), godillots (chaussures militaires), mocassins (Mekezen « chaussures » dans la langue des indigènes du Canada), escarpins (1509 escalpin « léger soulier découvert »), le talon aiguille, bottes (Fin XIIes. bote « chaussures montantes souvent grossières » , au XVIIe siècle, elles étaient utilisées par les postillons entre deux relais de poste, pour un poids d’environ 3 kilogrammes chacune), la cavalière, la cuissarde, la santiag (bottes à bout pointu), les bottines, bottillons, snow-boot, après-ski, sandales, nu-pied , les compensés (chaussures dont la semelle est très épaisse) , les claquettes, espadrilles (de l’ancien provençal espardi(l)hos), sandalettes, tongs (de l’anglais thong : lanières), sabots (1512  chaussures paysannes faites d’une seule pièce de bois évidée), galoches (1263 forme latinisée Caloges), socques (chaussures basses que portaient les acteurs de comédie), pantoufles (1465, chaussures d’intérieur en tissu ou en cuir souple), babouches (mule colorée portée par les hommes d’Afrique du Nord), la poulaine (portée par les hommes au moyen âge,  à bout pointu qui remonte), mules (du latin mulleus qui signifie « soulier rouge), savates (1200 chavate « vieilles chaussures »), chaussons de danse, ballerines (de l’italien ballerina  du verbe ballare « danser»), le premier pas (pour débuter la marche), les cothurnes (de brosequin, d’origine espagnole : chaussures des acteurs tragiques grecs), Richelieu  (chaussures de ville à lacets montant jusqu’au cou-de-pied souvent pour hommes et historiquement liées au susnommé duc de Richelieu), charentaises, derby (chaussure basse avec une entrée facile du pied) mais aussi les tatanes (issues de titine, « bottines »), les pompes (métonymie des chaussures), les groles (du latin populaire grolla, « chaussures »), les croquenots (grosses chaussures), les godasses, des péniches  (argot, façon de parler de chaussures trop grandes).

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